AMICALE DU 3ᵉ RPIMa

et des troupes de Marine

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M. Macron souhaite actualiser la Revue nationale stratégique pour adapter les armées aux menaces actuelles

par Laurent Lagneau · 20 janvier 2025 (Source : Zone militaire / opex360.com)

Le 23 janvier, le Sénat devrait adopter, en première lecture, le projet de loi de finances initial 2025. Puis, ce texte sera renvoyé devant une commission mixte paritaire [CMP] afin de tenter un compromis entre députés et sénateurs. En attendant, et au point où en sont les débats, la Haute Assemblée a confirmé la hausse de 3,3 milliards d’euros du budget du ministère des Armées prévue par la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30 et… coupé les vivres au Service national universel [SNU], estimant que sa généralisation n’était « ni possible ni souhaitable ». Et cela, contre l’avis du gouvernement, qui souhaitait conserver ce dispositif porté par le président Macron depuis son premier mandat.

Lors de ses vœux aux armées, ce 20 janvier, à Cesson-Sévigné, le chef de l’État a fortement suggéré que les moyens alloués aux armées étaient encore insuffisants au regard du contexte sécuritaire, la France étant « sur la ligne de front des menaces ».

« Il nous faut aller plus loin et plus vite », a-t-il dit après avoir rappelé que « beaucoup a été fait en sept ans pour donner à la France l’armée la plus efficace d’Europe ». Seulement, a-t-il continué, « si nous refusons de voir l’accélération de la menace, alors nous manquerons à notre devoir et notre vocation ». Aussi, il faut « investir, simplifier, protéger et avoir une préférence européenne » car il « faut agir en européen, en tirer toutes les conséquences et ne laisser personne nous dicter l’avenir qui doit être le nôtre ».

A priori, la LPM 2024-30 devrait être actualisée pour tenir compte de cette accélération de la menace.

« Face à cette accélération du monde […], notre défense est-elle au maximum de ses capacités ? Est-elle parée aux risques du monde comme il va, aux périls de l’époque telle qu’elle est ? C’est à nous de le trancher. Les Français m’ont confié la responsabilité de leur protection. C’est la raison pour laquelle je demande que l’on me propose les actions nécessaires pour que notre défense s’adapte à ce nouvel environnement », a déclaré M. Macron.

Aussi, ayant déjà fait l’objet d’une première actualisation en 2022, la Revue nationale stratégique [RNS] sera une nouvelle fois mise sur le métier.

« Je demande donc au SGDSN [Secrétaire général de la défense et de la sécurité nationales] de me proposer d’ici le mois de mai une actualisation de la revue nationale stratégique qui définisse les contours de notre défense globale et du réarmement, y compris moral. Je demande en particulier au ministre des Armées, dans ce cadre, de mobiliser la réflexion sur la défense, sa BITD [base industrielle et technologique de défense, ndlr], l’impact des nouvelles technologies pour nourrir ce travail d’actualisation », a en effet annoncé le chef de l’État.

Puis, après avoir fait l’éloge du SNU en vantant ses mérites, M. Macron a estimé qu’il fallait désormais « tracer un chemin que beaucoup espèrent : donner le choix de servir ». Il ne s’agit pas de rétablir le service national obligatoire mais de « permettre à une jeunesse volontaire d’apprendre avec les armées et d’en renforcer les rangs, grâce à des talents recherchés, de vivre aussi dans un environnement où les différences s’effacent, pour remplir une mission qui donne du sens », a-t-il développé.

« Pour cela, a-t-il enchainé, nous devrons mieux détecter les volontaires, leurs compétences, leur progression professionnelle, les former et être capables de les mobiliser le jour venu, de les employer en renfort des armées, en métropole ou ailleurs […]. Après l’armée de métier, c’est la réserve de professionnels qu’il nous faut à présent mobiliser. ».

La Journée de défense et de citoyenneté sera le moyen de constituer cette réserve. Aussi, a annoncé M. Macron, elle sera « rénovée » et « redeviendra demain un moment de temps retrouvé avec les armées », avec l’objectif de permettre aux 800 000 jeunes qui y seront convoqués chaque année de faire connaître leur souhait d’être volontaires pour devenir réservistes.

Pour « réaliser ce « nouvel élan », M. Macron a dit souhaiter que des propositions lui soit remises avant mai par le ministre des Armées et le chef d’état-major des armées.

Cela étant, en avril dernier, M. Lecornu avait confié vouloir « militariser » la JDC et « moderniser le recensement afin de pouvoir identifier « en continu » les compétences des personnes volontaires « susceptibles de venir renforcer la réserve ».

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